Les vacances de la Toussaint arrivent et vous n’avez toujours rien réservé ? Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Fin octobre, certaines destinations européennes profitent encore de températures très agréables, tandis que d’autres prennent leurs plus belles couleurs d’automne. Voici 5 idées pour partir presque sur un coup de tête.
Majorque pour prolonger un peu l’été
À la Toussaint, on peut encore voyager en dernière minute sans forcément partir à l’autre bout du monde. Majorque en est un bon exemple. En avion, l’île des Baléares est rapidement accessible depuis la France et le dépaysement est immédiat.
Fin octobre, l’ambiance n’a plus grand-chose à voir avec celle du mois d’août. Les plages se vident, les routes sont plus tranquilles et les températures restent généralement douces. La baignade devient plus aléatoire, mais ce n’est finalement pas le principal intérêt de Majorque à cette période.
C’est même le bon moment pour sortir de Palma et prendre la route de la Serra de Tramuntana. Cette chaîne de montagnes classée au patrimoine mondial de l’UNESCO traverse tout le nord-ouest de l’île. Entre les lacets, on découvre des villages en pierre comme Valldemossa ou Deià, des oliviers, des criques et de magnifiques points de vue sur la Méditerranée.
Séville pour retrouver le soleil
Si votre priorité est la chaleur, il faut descendre encore un peu plus au sud. En Andalousie, l’été joue les prolongations avec des températures qui peuvent encore dépasser les 25 °C en journée à Séville.
Et franchement, ce n’est pas plus mal. Visiter la ville sous les 40 °C de juillet ou août demande une certaine résistance à la chaleur. Fin octobre, on profite beaucoup plus facilement de l’Alcázar, de l’immense cathédrale ou des petites rues du quartier de Santa Cruz.
Le soir, on s’installe en terrasse autour de quelques tapas avant de poursuivre la balade le long du Guadalquivir. On retrouve encore un petit parfum d’été alors qu’en France, les journées ont déjà sérieusement raccourci.
Lisbonne pour un city-trip sans programme
Pas besoin d’une semaine entière pour changer d’air. Lisbonne se prête particulièrement bien à une escapade improvisée de trois ou quatre jours.
On peut évidemment enchaîner les incontournables, du quartier de Belém au château Saint-Georges. Mais la capitale portugaise se découvre aussi très bien sans véritable programme. On monte dans un tram, on grimpe dans les ruelles de l’Alfama, on s’arrête devant un miradouro et on commande quelques pastéis de nata au passage.
En octobre, la météo peut être plus incertaine qu’en plein été. Mais les températures restent généralement agréables et la fréquentation touristique commence à retomber. Et si le soleil est au rendez-vous, l’océan n’est jamais très loin.
Rome pour redécouvrir une ville à pied
Rome fait partie de ces villes où l’on peut revenir plusieurs fois sans vraiment avoir l’impression d’en avoir fait le tour. La Toussaint offre surtout un avantage appréciable. On peut marcher pendant des heures sans subir la chaleur écrasante de l’été. Et à Rome, on marche beaucoup.
Du Colisée à la fontaine de Trevi, du Panthéon au Vatican, les kilomètres s’accumulent vite. Mais mes meilleurs souvenirs de Rome sont souvent ailleurs. Une petite place découverte par hasard, un café pris debout au comptoir, une église dans laquelle on entre sans savoir ce qu’on va y trouver ou une trattoria repérée au détour d’une rue.
C’est aussi ce qui rend la destination particulièrement adaptée à un départ de dernière minute. Rome n’a pas vraiment besoin de programme.
Copenhague pour assumer pleinement l’automne
Et si, plutôt que de fuir l’automne, on décidait d’en profiter ? Copenhague joue dans une autre catégorie. Oubliez les 25 °C et les terrasses au soleil. Fin octobre, le manteau redevient franchement utile et la nuit tombe tôt. Mais la capitale danoise sait particulièrement bien composer avec cette saison.

On enfourche un vélo pour rejoindre Nyhavn, on traverse les quartiers de Nørrebro et Vesterbro, puis on se réfugie dans un café dès que le froid commence à se faire sentir. C’est probablement là que le fameux hygge danois prend tout son sens.
La Toussaint permet ainsi de découvrir une autre façon de voyager. Moins de monuments à cocher, davantage de balades, de cafés, de musées et de bonnes adresses où prendre son temps.
Partir à la Toussaint sans forcément aller loin
Partir au dernier moment ne signifie donc pas nécessairement chercher le soleil à plusieurs milliers de kilomètres. En quelques heures, on peut encore déjeuner en terrasse en Andalousie, randonner face à la Méditerranée à Majorque ou enfiler un gros pull pour arpenter Copenhague.
Finalement, la meilleure destination dépend surtout de ce que vous attendez de ces quelques jours. Prolonger l’été, découvrir une grande capitale européenne ou simplement changer d’air avant l’arrivée de l’hiver. À la Toussaint, l’Europe offre encore pas mal de possibilités.
