Le 23 novembre 1944, Strasbourg Ă©tait libĂ©rĂ©e par la 2è Division BlindĂ©e du GĂ©nĂ©ral Leclerc. De cet Ă©pisode de l’histoire, il reste un vestige assez mĂ©connu des strasbourgeois : un char Sherman Ă deux pas de la frontière allemande.
Le serment de Koufra
Revenons un peu en arrière. Le 2 mars 1941, en plein dĂ©sert libyen, le Colonel Leclerc remporte une bataille face aux Italiens et fait jurer Ă ses hommes de ne dĂ©poser leurs armes que lorsque Strasbourg sera libĂ©rĂ©e. C’est le fameux « serment de Koufra« qui accompagnera la 2ème division blindĂ©e et le GĂ©nĂ©ral Leclerc lors de la libĂ©ration de la France avec notamment la libĂ©ration de Paris le 25 aoĂ»t 1944.
Partis de la capitale le 8 septembre 1944, le GĂ©nĂ©ral et ses hommes font cap vers l’Est avec en ligne de mire Strasbourg. Après avoir libĂ©rĂ© Sarrebourg, la Petite Pierre puis Saverne, la 2ème division blindĂ©e fonce vers Strasbourg le 23 novembre 1944 au matin avec comme objectif de prendre le pont de Kehl. Les unitĂ©s trouveront de la rĂ©sistance sur la ceinture de forts, notamment face au fort Frère Ă Oberhausbergen, au fort KlĂ©ber Ă Wolfisheim et au fort Foch Ă Niederhausbergen.
Tissu est dans iode
En milieu de matinée, le code « Tissu est dans iode » résonne dans les radios. Une des colonnes, celle de Rouvillois, a réussi à rentrer dans Strasbourg en passant par le Nord via la nationale 63 (Mundolsheim, Bischheim, Schiltigheim) puis la place de Haguenau. La voilà maintenant face à la Cathédrale. La ville est dans la brume automnale, les rues sont vides. Les soldats avancent vers le Rhin.
Le char Zimmer touché par un Panzerfaust
A l’approche de la frontière, l’armĂ©e allemande oppose une rĂ©sistance de plus en plus intense. Vers 16h, le MarĂ©chal des logis Albert Zimmer, originaire de La Wantzenau, tente une percĂ©e Ă bord d’un char Sherman, le Cherbourg. Vers le pont de Kehl, le char est touchĂ© par un tir de Panzerfaust, un lance-grenade anti-char allemand, et prend feu. Albert Zimmer dĂ©cède sur le coup. Entre temps, les renforts arrivent et Leclerc rĂ©tablit la souverainetĂ© de la France Libre, tenant ainsi le serment de Koufra.
Le drapeau de la libération de Strasbourg
Un drapeau français est confectionnĂ© Ă la hâte par Emilienne Lorentz Ă partir d’un drap blanc, un peu de colorant bleu… et les restes d’un drapeau nazi puis est hissĂ© en haut de la flèche de la cathĂ©drale par Maurice Lebrun du RĂ©giment de Marche des Spahis Marocains.
Chaque année, peu avant le 23 novembre, un drapeau tricolore est hissé au sommet de la cathédrale en hommage à la libération de Strasbourg. Le drapeau original est quant à lui visible au Musée Historique de la Ville de Strasbourg.

Le char Cherbourg en hommage au Maréchal de logis Zimmer

En face de l’Ă©cole du Rhin, le long de la ligne de tram et Ă quelques pas de l’arrĂŞt « Port du Rhin« , le char Cherbourg est postĂ© lĂ en hommage au MarĂ©chal de logis Zimmer et Ă la libĂ©ration de Strasbourg. Sur une plaque, on peut notamment lire :
« Ici est mort pour la France le 23 novembre 1944 le MarĂ©chal des logis chef Albert ZIMMER, enfant de la Wantzenau. Parti pour rejoindre les français libres. Revenu vainqueur en Alsace française avec ses hĂ©roĂŻques compagnons d’armes. TombĂ© glorieusement le jour mĂŞme de la libĂ©ration de Strasbourg par la division Leclerc.«Â

30 photos pour revivre la libération de Strasbourg
Pour revivre la libération de Strasbourg, je vous invite à consulter le site Kuriocity qui retrace cet évènement à travers 30 photos historiques.



bravo au Souvenir Français et un grand merci à sa Présidente,
Madame Anne Heitz